La scarification faciale : une carte d’identité authentique en milieu Otammari

La scarification faciale du peuple Otammari est une œuvre d’art d’exception. Elle couvre la totalité du visage et est réalisée avec délicatesse, les traits bien rangés l’un à côté de l’autre avec des techniques traditionnelles, qui se transmettent de génération en génération. L’ensemble des traits est appelé Idouaguè en langue Ditammari.


Chez les Bètammaribè, la scarification faciale est un rituel sacré, qui nécessite la bénédiction des dieux et des ancêtres. Cette carte d’identité culturelle qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, permet d’identifier le clan ou l’ethnie à laquelle appartient un Otammari. Plus qu’un signe d’appartenance, elle est également un moyen de protection spirituelle.

La scarification faciale se fait au bas âge entre deux et trois ans, parfois plus tôt ou plus tard. Elle se pratique sans anesthésie et avec un matériel de scarification traditionnelle, appelé Tèpôntè. En milieu Otammari, les scarificateurs s’appellent Bèdouabè.
Certaines familles conscientes de l’authenticité de leur carte d’identité culturelle, décident d’en faire un design architectural et reproduisent textuellement les signes de la scarification faciale sur leur habitat traditionnel : le Tata.

Les Tatas Somba du Bénin de l’association Koutammarikou – © Philippe Huet

Les personnes scarifiées deviennent une curiosité pour les touristes et cela fait la fierté du peuple Otammari. Mais, de nos jours, cette pratique traditionnelle tant à disparaître. On note aujourd’hui au sein de la jeune génération, moins de personnes scarifiées.

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